Surestimer le prix d’une propriété: risqué!
May 24, 2008 by Montreal Real Estate Blog
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Beaucoup de vendeurs se disent qu’ils n’ont rien à perdre à essayer de lister leur propriété à un prix plus élevé. Ils se disent que leur prix est toujours négociable ou qu’ils pourront toujours réajuster leur prix en cour de route. Avec les conditions actuelles du marché cette stratégie peut s’avérer plutôt néfaste qu’avantageuse pour l’obtention du meilleur prix possible. Voici pourquoi :
Moins de gens verront la propriété.
Il y a plusieurs moyens d’offrir de la visibilité à une propriété à vendre. La pancarte À VENDRE, le bouche à oreille, la publicité dans les journaux ou à la télévision et bien entendu, l’internet. La publicité sur internet peut se faire à travers plusieurs différents sites ex. :MLS.ca, les sites des différentes bannières de courtiers immobiliers, les sites de petites annonces et biens d’autres possibilités. Le fait est que la plus part de ces sites fonctionnent avec des moteurs de recherche qui permettent aux utilisateurs de sélectionner leurs critères de recherche. Le prix maximal qui les intéresse est souvent le critère le plus important et fonctionne dans la plupart des cas par tranches de 10 000$ ou 25 000$. Cela signifie qu’un acheteur qui a un budget maximal de 235 000$ pour son acquisition devra sélectionner la tranche de prix allant jusqu’à 240 000$ pour les tranches de 10 000$ ou 250 000$ si ce sont des tranches de 25 000$. Bien sur souvent, les acheteurs sélectionneront un montant un peu plus haut que leur budget mais il est important de savoir que dans bien des cas aujourd’hui, la marge de négociation est étroite dans le cas ou la propriété est listée au bon prix et les acheteurs qui sont de plus en plus informés le savent et limitent leurs recherches à quelques milliers de dollars au dessus de leur budget. Alors imaginez le nombre de clients potentiels qui pourraient se permettre de s’offrir la propriété mais qui risque de ne même pas la voir puisque elle est présentée à un prix qui dépasse la tranche qui les intéresse.
Difficiles d’attirer les offres.
Certains acheteurs verront tout de même la propriété car ils ont un budget plus élevé. Par contre, lorsqu’ils la visiteront ils la compareront à d’autres du même prix mais qui offrent beaucoup plus. Alors pourquoi feraient-ils une offre sur celle-ci si leur budget leur permettre d’acheter l’autre qu’ils ont vu qui est beaucoup plus grande ou qui offre beaucoup plus de luxe ou d’avantages?
Difficiles d’obtenir le financement.
Dans la plupart des cas, la promesse d’achat sera conditionnelle à l’obtention d’un prêt hypothécaire. Les institutions financières ou les compagnies d’assurances prêts procéderont dans la majorité des cas à une évaluation de la propriété. Pour ce faire ils étudieront le marché pour savoir leur degré de risque en cas de mauvais paiement de la part de l’acheteur. S’ils reprennent la propriété et doivent la remettre sur le marché pourront-ils facilement la revendre et récupérer leur investissement? Pour ce faire ils utiliseront les comparables À VENDRE et VENDUS. Cela signifie que même si on réussit à attirer l’attention sur la propriété au point d’obtenir une offre, la transaction risque d’échouer à cause de la difficulté à obtenir le financement.
Risque de faire vendre la compétition.
Les agents immobiliers ainsi que les acheteurs qui sont de plus en plus informés ont accès à toutes sortes d’informations qui leurs permet de comparer les produits. Ça veut dire qu’une propriété dont le prix est trop élevé pourrait être utilisée pour en faire vendre une autre puisque pour la même qualité on peut payer moins cher ou qu’on peut obtenir mieux pour le même prix.
La propriété souffre d’un désintéressement du marché.
Le marché d’aujourd’hui est encore bouillonnant. Tout se passe très vite et les gens y sont habitués. Une propriété ne reste pas très longtemps à vendre. Les acheteurs avertis épluchent le marché à travers des différents moyens qu’ils ont de savoir tout ce qui est à vendre. Ils risquent de voir et de revoir les mêmes maisons à différents endroits et ils sont à la recherchent de nouveauté. Alors même si en cour de route on décide de réduire le prix de vente, le nouveau prix risque de ne pas faire beaucoup de vagues car la propriété ne sera quand même pas une nouveauté. Aussi plusieurs acheteurs auront des craintes lorsqu’il s’agit d’une propriété qui est sur le marché depuis longtemps : Pourquoi cette maison n’a pas trouvé preneur? Il doit y avoir quelque chose qui cloche.
En résumé, c’est préférable de battre le fer quand il est chaud! Les vendeurs ont tout intérêt d’être réalistes face à la valeur de leur bien comparé à ce qu’il y a de disponible sur le marché. Les comparables À VENDRE et VENDUS leur donneront l’heure juste sur le prix qu’ils peuvent espérer. Il est préférable d’afficher un prix plus près du prix auquel on est prêt à vendre pour attirer le plus d’attention possible. Il est mieux de négocier serré que de n’avoir aucune offre à négocier. Dans un monde de surconsommation comme le nôtre on obtient toujours un meilleur prix lorsque c’est le nouveau truc in alors les meilleures offres risques d’arriver lorsque la propriété est toute fraîche sur le marché. Ceci bien sûr si elle est affichez au bon prix pour le bon produit.
Si vous voulez avoir une juste estimation de la valeur marchande de votre propriété sur le marché d’aujourd’hui, n’hésitez pas à me contacter Sheila Iacono, agent immobilier affilié au 514.823.8611. Ce service est gratuit et sans obligation.


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